Confessions (pas sur un dance floor)

En mai dernier, cela a fait sept ans que j’écris professionnellement. Seven fucking years. Sans interruption ou presque, je me mets tous les jours à mon clavier pour écrire de la romance ou de l’urban fantasy. Tu sais quoi? Je kiffe ma life. J’adore écrire, j’adore partager mes histoires , et j’adore lire les coms et les petits mots de mes lectrices et lecteurs.

Pourtant, depuis quelques mois, je sature un peu. Non pas sur l’écriture elle-même, mais sur tout ce qui l’entoure. Au début, j’écrivais et je mettais en ligne, et je passais à la suite. Et puis, je me suis mise sur les réseaux sociaux, en commençant par Facebook. C’est là que j’ai pu rencontrer, certes virtuellement, mais chaleureusement, mes lectrices et lecteurs (oui, je parle de vous, coeurs sur vous). Ensuite, je me suis mise sur Instagram. J’ai fait la connaissance de nouvelles lectrices et lecteurs (pluie de coeurs sur vous également). Je suis très peu sur Twitter, surtout en romance, mais je n’y communique presque jamais sur mes romans, je me contente de retweeter des trucs que je trouve marrants ou intéressants. C’est peut-être finalement le réseau où je suis le plus moi-même.

Jusque là, tout allait bien. Je m’étais professionnalisée dans le sens où j’avais plusieurs correctrices, selon le texte que j’écrivais, et des graphistes/illustratrices pour mes couvertures. J’aimais beaucoup ces collaborations, qui me permettaient de présenter des textes plus travaillés et des couvertures vraiment top à mes lectrices et lecteurs.

Et puis est arrivée le marketing. Alors, on ne va pas se mentir, dès qu’on se met sur les réseaux sociaux, on fait un peu de marketing. On parle de son bouquin, on fait des cover reveals, on met le résumé de son livre, des extraits, bref, on met en valeur son dernier bébé pour le faire connaître, et même le vendre. Ensuite, je me suis tournée vers les chroniqueuses, d’abord Facebook, puis Instagram. J’ai fait de formidables rencontres. On commence à suivre des chroniqueuses, autrement dit des comptes qui parlent des livres dans le même genre que celui dans lequel on écrit, et si le compte nous parait cool, on contacte la chroniqueuse et on lui propose nos livres. Si tout va bien, on noue une relation plutôt sympa avec la personne, et on se retrouve à papoter en DM de tout autre chose que livres, genre nos chiens et nos chats.

Mais maintenant, si on est sur les réseaux sociaux, c’est aussi pour faire sa promo, et plus seulement en mettant des cover reveals et des extraits. Non. Tu es censée poster un truc tous les jours. En post et en stories, tu dois être présente. Tu dois mettre du contenu. Pourquoi ? A cause de l’algorithme, ce truc qui régit désormais nos vies virtuelles

. Je te laisse googler le mot, mais en gros, c’est le programme informatique qui décide de ce que tu vois en premier sur les réseaux sociaux. Par exemple, si je fais un post sur Instagram, il sera proposé à 10% de mes abonnées. Si elles ne le likent pas, il tombera dans l’oubli parce que l’algorithme aura jugé qu’il est inintéressant. Si tu ne postes pas souvent, comme c’est mon cas, tu tombes dans les oubliettes et tes posts ne sont plus montrés à tes abonnés. Il y a des influenceurs et influenceuses, notamment américains et sur le lifestyle, qui ont fait des burn-out parce qu’ils postaient toujours plus de contenu, n’osant plus prendre un mois de vacances par an par peur de perdre leur audiencer.

Comme tu ne peux pas communiquer sur tes livres H24, parce que tu fatigueras les lectrices et que tu te lasseras toi-même en premier, tu dois mettre autre chose. Le grand problème, c’est quoi mettre. Je ne suis pas une influenceuse, je ne vis pas à Dubaï, je n’ai pas une vie glamour remplie de shopping, maquillage et soirées. Je passe mon temps à écrire et promener mes chiens. Une fois que j’ai posté une photo de mes petits z’amours, je ne vais pas vous inonder avec tous les jours. Je ne vais pas vous raconter ma vie passionnante de courses à l’hypermarché ou de Muffin qui a encore mangé un câble USB. Je n’ai ni le réflexe ni l’envie de poster sur ma vie sociale. Je peux à la rigueur vous parler de mes lectures, mais pas sûre que ça vous passionne, surtout que je ne lis pas que de la romance ou l’urban fantasy.

Et je ne parle même pas des jours où Facebook et Instagram sont down. Il y a eu des influenceuses qui ont frôlé le suicide lundi dernier. Personnellement, je dois avouer que je ne m’en suis pas aperçue. Je l’ai appris par Twitter. N’oublie jamais, simple utilisatrice ou autrice, que vu qu’Instagram et Facebook sont gratuits, c’est toi le produit. Tonton Mark récolte les données que tu lui fournis si généreusement et les revend à des entreprises qui vont te cibler pour leur marketing. Parfois avec un gros souci de ciblage. J’ai ainsi des pubs pour un type de vêtements que je ne mets jamais, je ne sais pas pourquoi.

Tout cela pour te dire que c’est la grosse fatigue en ce moment. Non pas pour l’écriture, mais pour le marketing et les réseaux sociaux. Je n’y arrive plus. Ah oui, en plus, sur Insta, tu es censée poster à certaines heures pour avoir un maximum de chances d’avoir de l’audience. En gros, 7 h du matin et 7 h du soir. Deux moments où soit je dors, soit j’écris, mais où je ne suis sûrement pas en ligne.

Et je t’ai parlé de la pub Amazon? Tu sais, quand tu tapes le nom d’un auteur ou un titre, et qu’un autre vient en premier sur la page de réponse, avec en tout petit, marqué sponsorisé? Je dois suivre une formation rien que pour savoir comment gérer cet outil (payant) devenu obligatoire si on veut être vu sur Amazon. Je vais être franche. Je n’ai pas signé pour ça quand j’ai commencé à m’auto-publier. Suivre des masterclasses et des formations pour mieux écrire, oui. Passer des heures à me prendre la tête pour apprendre des outils de marketing, pas vraiment.

Je n’ai pas de solution miracle. Donc, je compte sur toi, lectrice et aussi sur toi, lecteur. Pour vous abonner à mes comptes et ma newsletter, parce que la seule chose que je poste à peu près régulièrement, ce sont mes sorties. Je ne vais pas vous noyer sous du contenu dont vous vous moquez probablement, juste sous des infos pertinentes. J’ai un projet de livre, je suis en pleine écriture, mon livre sort. Le reste, ce sera juste du bonus quand vraiment, Muffin a scoré haut sur les bêtises ou que j’ai un truc passionnants à raconter.

Vous me suivez ?

Je vous met le lien pour la newsletter. Je sens que je vais beaucoup passer par elle pour vous tenir au courant de mon actualité.

malloryandlace.com/suis-moi



Laisser un commentaire

%d blogueurs aiment cette page :