Un début d’année chaotique

Dans les derniers jours de 2019, tu te dis que ça va roxxer grave en 2020, que tu vas tout déchirer, écrire trois romans en même temps, et aussi faire ceci et cela, et devenir la Wonder Woman qui sommeille en toi. Et puis… tu te plantes.

J’ai peut-être trop voulu en faire. Ou j’ai simplement sous-estimé, comme d’habitude, les délais nécessaires à la réalisation de mes projets. Non, je n’arrive pas à écrire 5K1D là maintenant, non, je n’arrive pas à écrire tous les jours. Donc, pour publier un roman par mois, je repasserai. C’est dans mes projets pour 2020, mais ce ne sera pas pour janvier.

J’ai terminé l’écriture de Chastity Houston 3, conclusion de ma première série d’urban fantasy sur une sorcière qui découvre brusquement ses pouvoirs le jour où sa BFF se fait trucider par un monstre. Et puis il y a un beau fantôme aussi. Mais je n’ai toujours pas corrigé ce texte, ce qui fait que je ne peux pas encore l’envoyer à ma correctrice.

J’ai voulu reprendre un roman écrit il y a quatre ans, un polar MM qui était censé être le premier d’une série. J’avais pris beaucoup de plaisir à écrire cette histoire… il y a quatre ans. En le reprenant pour le corriger, j’ai découvert que trop de temps s’était écoulé et que ni mon style ni ma façon d’écrire ne correspondaient plus à mon texte d’alors. Pire, je n’étais plus attachée à mes personnages. Au bout d’une semaine de corrections sans conviction, j’ai fini par comprendre que c’était un combat perdu d’avance et j’ai jeté l’éponge. Ce n’est pas grave, ce n’est pas la fin du monde, ça m’est déjà arrivé. Mais j’ai perdu une bonne semaine dessus. Semaine que j’aurais pu passer à corriger Chastity 3, je dis ça, je dis rien.

Finalement, j’ai décidé de me lancer dans l’écriture d’un autre MM, le premier tome d’une série appelée Outlaws. Je vous en reparlerai dans un prochain post. Mais même en mettant la surmultipliée, ce texte ne sera pas prêt avant fin février, le temps que je l’écrive et que Sophie le corrige. Et je vais corriger, en même temps, Chastity 3.

Et là, vous allez me demander, parce que je sens que la question vous brûle les lèvres, mais que m’arrive-t-il ?

L’âge, ma brave dame. J’ai un peu hésité à vous en parler, et puis je me suis dit que je préférais être totalement transparente sur ce blog plutôt que de me la jouer mystérieuse. J’ai fêté mon demi-siècle en avril dernier et j’arrive dans cette période de la vie qu’on appelle la ménopause, précédée, je te le donne entre mille, de la préménopause. Je te laisse, lectrice curieuse, aller googler ce mot. Si tu n’es pas encore concernée, profites. Sinon, tu sais de quoi je vais parler.

Outre les bouffées de chaleurs, pas sympas mais gérables, la préménopause s’accompagne d’insomnies, de dépression, de grosse fatigue et de sautes d’humeurs (ne rien rayer dans cette liste, c’est un packaging). J’ai coché toutes les cases ces derniers temps, avec mention spéciale pour la dépression ce mois-ci. C’est génial, ça te transforme une femme qui a plein de projets en une créature de la branche des limaces qui doit déjà trouver le courage de sortir de son lit pour aller promener les chiens. Inutile de te dire, lectrice, que l’écriture n’est pas ton premier souci à ce moment-là. Tu vas mal, tu te sens mal, tu n’as qu’une envie, c’est de retourner sous ta couette en attendant que ça passe. J’ai fait le choix, pour l’instant, de ne pas prendre d’hormones. J’ai commencé les compléments alimentaires. Je croise les doigts.

Hier, j’étais au fond du trou (depuis une bonne semaine). Aujourd’hui, ça va mieux. J’ai réussi à me lever et à écrire. Et même à passer l’aspirateur et lancer une machine. C’est te dire mon level de bien-être. Je vais en profiter pendant que ça dure.

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